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21-27 juin 2003

Intendant du consulat... et artiste-peintre
Sylvain Chopard est chargé de l'entretien des bâtimemts du consulat de France à New York et des différents services français dans cette ville. Mais il est aussi artiste-peintre à ses heures, une vocation qu’il s’est découverte aux Etats-Unis. Ses oeuvres seront exposées en juillet et en août au consulat.

New York - L'intendant du consulat de France est aussi peintre à ses heures

LES HUILES DE SYLVAIN CHOPARD
Par Catya MARTIN

D’une grande discrétion, Sylvain Chopard est, avant tout, un peintre qui s'ignore. Il expose pour la troisième fois mais il ne veut surtout pas être comparé à un artiste, son humilité fait qu'il se considère comme un amateur n'ayant jamais appris les règles et les techniques des grands!

Chacune de ses phrases se termine par «je ne suis pas un élève d'histoire de l'art, ma peinture se fait à l'instinct ». Il rappelle régulièrement qu'il est autodidacte et s’en excuse.

Cet instinct est, néanmoins, plus que parfait. Il sait émouvoir ou encore faire passer des sentiments à travers ses peintures que l'on sait sincères. Ses lignes sont parfaites et rien ne peut être dit sur sa technique. Marié et jeune père d'une petite Elianna âgée de 2 ans, il se considère comme «un peintre du dimanche» mais sa peinture et la qualité de ses oeuvres vont au-delà de cette simple classification.

Sylvain peint comme il vit ; il est heureux et sa peinture est joyeuse, il est triste et c'est une dizaine de toiles qu'il va jeter avant de trouver la bonne. Il peint comme un véritable artiste, avec son coeur et son âme. Il se plaît à expliquer qu'il « peint pour les gens ». Pour lui, « peindre est un moyen formidable pour se retrouver, se ressourcer ».

Ancien engagé dans la marine nationale, ou il a passé 25 années de sa vie, la mer et la nature sont devenues ses domaines de prédilection. On retrouve, d'ailleurs, un grand nombre de paysages de mer avec bateaux dans ses oeuvres.
Trés peu de références font partie de ses inspirations : il se considère comme proche des impressionnistes et reste fidèle à Monet, Gauguin ou encore Soutine. On retrouve dans ses toiles un grand nombre de natures mortes et de paysages assez bucoliques et il reste très attaché à la peinture à I'huile.

Arrivé aux Etats-Unis il y à cinq ans, il ne se connaissait pas ce talent pour la peinture; c'est au large de la Floride qu'il a passé le cap et s’est découvert une véritable passion pour cet art.

Encouragé par son épouse, il a commencé avec une première exposition ou il ne présentait que trois tableaux. Puis c'est l'arrivée a New York et son entrée au consulat de France en qualité d'intendant, ou il veille avec fermeté sur l'ensemble des biens immobiliers de l'Etat français. Cette arrivée à New York va surtout motiver Sylvain. C’est notamment la vie culturelle de la ville qui aura eu raison de notre peintre en le poussant à produire et surtout à s'accepter comme un véritable artiste-peintre. Il se sent au coeur de sa passion ici. Il est important pour lui d'être là ou le choix culturel est Ie plus vaste possible. Il organisera sa deuxième exposition, plus foumie, au consulat de France en 2001.

Un peu intimidé au départ, il commence à acquérir une certaine maturité que l'on peut voir dans ses oeuvres. Sans véritable verdure autour de lui, il décide de «peindre dans sa tête» afin de garder ses inspirations liées à la mer et à la nature. Dès que l'inspiration n'est plus présente, il arpente les musées et les expositions et cherche des idées. Il se défend de copier qui que ce soit. Il estime normal de s'inspirer d'une autre toile, d'un autre artiste mais il retravaille ensuite pour donner quelque chose de totalement différent et de personnel. «L'idée prise au départ, ailleurs, n'est absolument plus visible, je retravaille tout et souvent, je pars sur un travail complètement opposé à l'idée».

Dès qu'on lui demande ses choix pour l'avenir, ses rêves, c'est humblemerit qu'il répond: «être un artiste et ne plus dépendre de qui que ce soit», tout en concluant, de nouveau, que n'étant pas connu et n'ayant jamais étudié l'art, il ne peut être un artiste! Ses toiles que l’on retrouve un peu dans tous les bureaux du consulat sont ses enfants. Il va les voir, les toucher et explique que c'est «toujours un véritable déchirement quand les tableaux partent, je voudrais savoir ou ils sont mais je suis tout de même heureux dès qu'une personne en prend un. Pas pour le côté financier mais parce que pour moi cela veut dire que le public aime ce que je fais.»

Sylvain est soutenu dans sa passion par Richard Duqué, consul général de France à New York, qui lui offre une seconde possibilité de faire découvrir son talent au public newyorkais en organisant de nouveau une exposition au consulat durant les mois de juillet et d'août. Cette exposition rassemblera des huiles mais aussi quelques pastels. Elle sera l'occasion pour Sylvain Chopard de prouver à tous, mais aussi et surtout à lui-même que l'artiste amateur peut aussi appartenir à la classe des artistes peintres, sans avoir besoin de sortir des plus prestigieuses écoles des beaux-arts.

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Exposition du 3 juillet au 31 août
Consulat de France
934 5th Avenue
(entre 74th et 75th rue)
Entree libre

 

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